Chers amis,
Nous venons d’apprendre le décès de Jacques Lavigne, une grande figure de la communauté sportive du quatorzième arrondissement
S’il a été longtemps un membre fidèle et apprécié du Comité Directeur de l’OMS 14 – et un temps son Vice- Président – c’est presque exclusivement au volet football qu’il s’est surtout investi avec une passion sans bornes. Il est à cet égard le fondateur du tournoi OMS 14 des jeunes que le Paris Alesia a organisé et continue à organiser pour notre compte chaque année à la veille de Noël.
Je n’ai pas eu le plaisir de le voir évoluer durant sa carrière de joueur au Paris Alesia, mais je sais que ses talents en ont fait le portier indéracinable de l’équipe première, lui valant également l’honneur de plusieurs sélections à ce titre en équipe de France corpo.
C’est tout naturellement, vu son enthousiasme naturel, son fort tempérament et sa grande implication dans la vie du club qu’il a été appelé à sa présidence au départ de Pierre Carouge.
Il y consacré pendant une trentaine d’année la majeure partie de son temps.
Le club, devenu, grâce à lui, filleul du Paris saint Germain, a connu une régulière progression du nombre de ses membres et de nombreux succès dans toutes ses sections et fini par obtenir le remplacement qu’il appelait à corps et à cris de la cabane précaire du club par un vrai club house enfin digne de son rang.
J’ai été pour ma part content d’avoir participé étroitement au réchauffement des relations avec le CA Paris et sa Présidente d’alors Magali Munos.
Dans le même temps il a siégé au District de football des Hauts de Seine dont il était Vice-Président chargé des statuts et règlements et au district de Paris.
En reconnaissance de toutes ces actions il a reçu la médaille d’or de la jeunesse et des sports.
Quand on est à ce point impliqué il est bien difficile de prendre un jour de la distance.Ce fut pour lui un choc car la rupture fut brutale et sans cet investissement quasi exclusif depuis son départ à la retraite de la RATP il y a plus de 30 ans il s’est bien sûr trouvé vraiment orphelin et n’arrivait pas à s’en remettre.
Nous déjeunions de temps en temps et je sentais bien que tout cela était encore son véritable univers et que le fait de ne plus pouvoir conduire ne faisait par ailleurs qu’accentuer son sentiment de solitude.
Mais à notre dernière rencontre, il y a un peu plus de deux semaines, je l’avais curieusement trouvé physiquement mieux et compris qu’il voyait plus souvent ses deux fils : Christophe et Fabrice et que ça lui faisait le plus grand bien.
Malheureusement c’est à ce moment-là qu’est survenu le grand départ.
Je garderai longtemps malgré tout ce souvenir d’une forme de sérénité retrouvée – pas facile pour quelqu’un d’aussi impulsif.
Merci à lui pour tout ce qu’il a fait.




